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Jeffrey Epstein était-il un pédophile Jack Lang ami d'Epstein La mystérieuse visite de l'appartement français du millionnaire

 

La mystérieuse visite de l'appartement français du millionnaire après sa mort + Jack Lang ami d'Epstein

Le luxueux appartement parisien du millionnaire américain a été visité par son intendant, d'après les informations de franceinfo. Le 21 août 2019, soit deux jours seulement avant l’ouverture en France de l’enquête pour "viols" et "agressions sexuelles", notamment sur mineurs, cet homme à tout faire de Jeffrey Epstein s'est rendu dans l'appartement avenue Foch, un logement dont il a les clés.


 
Ce Franco-brésilien que franceinfo a rencontré, au service du millionnaire américain pendant 18 ans, a directement été mandaté par le "Trust 1953 ". Deux jours avant sa mort, Jeffrey Epstein a en effet signé un testament qui confiait l'ensemble de ses biens à un trust. Ce système lui permettant de ne pas dévoiler l'identité des bénéficiaires de la succession.
 
Un appartement et sa salle de massage fréquentés par de très nombreuses femmes
 
L'objet du passage de l'intendant dans l'appartement de Jeffrey Epstein reste incertain. Simple visite de routine ou volonté de faire disparaître des documents ou des éléments compromettant avant le passage des enquêteurs français ? La question pourrait intéresser les policiers de l'OCRVP (l'Office central pour la répression des violences aux personnes) désormais en charge de l'affaire. À franceinfo, l'intendant explique que l’appartement du 22, avenue Foch était en permanence fréquenté par de très nombreuses femmes, dont certaines avaient, selon lui, des relations tarifées avec le millionnaire. Il assure ne pas savoir si elles étaient toutes majeures.
 
Autre révélation, l’appartement disposait d’une salle de massage construite sur-mesure, comme celle que le millionnaire avait fait construire dans ses autres maisons aux États-Unis. Dans cette salle de massage privée, le millionnaire se faisait masser, portes fermées, jusqu’à quatre fois par jour. L'intendant de Jeffrey Epstein n'a pas été contacté par les enquêteurs français. Il semble être pourtant un témoin-clé de cette enquête.
 
Une enquête au point mort
 
Selon une source policière proche du dossier, malgré des demandes répétées d’entraide judiciaire internationale, le FBI n’a encore fourni aucune information ni partagé des éléments de procédure avec les enquêteurs français de l’OCRVP. Rien en tout cas d’officiel permettant d’identifier de potentielles victimes, complices ou témoins français. Plus troublant, selon cette même source policière, la perquisition de l’appartement du millionnaire décédé est légalement impossible sans un mandat américain.
 
À ce stade, l’OCRVP n’a auditionné personne dans cette affaire. Les policiers ont contacté les avocats des associations qui sont montées au créneau dans cette affaire après l’interpellation de Jeffrey Epstein. Leurs responsables doivent être entendus prochainement par ce service. Mais, selon l’aveu d’un enquêteur, ces associations ne leur ont encore fourni aucun signalement concret sur d’éventuelles victimes françaises. “Le dossier est vide”, confie un enquêteur proche du dossier. “On n’a rien sur Epstein. Rien sur les victimes. Et les faits sont menacés par la prescription. Cette enquête a été ouverte sous la seule pression médiatique”, confie cette même source.
 
Jean-Luc Brunel signalé au Brésil et en Asie
 
Selon nos informations, l’OCRVP a tout de même lancé des recherches pour localiser Jean-Luc Brunel, le sulfureux agent de mannequin français cité aux Etats-Unis comme un possible complice de Jeffrey Epstein. Jean-Luc Brunel aurait été signalé depuis la mort du millionnaire au Brésil et en Asie sans que les enquêteurs français sachent précisément où il se trouve désormais.
 
 
France Info a fait une entrevue de l'intendant d'Epstein pendant 18 ans. Ils ne citent pas son nom mais, selon mes recherches, il pourrait s'agir de Valdson Vieira Cotrin, homme d'origine brésilienne résidant à Paris et présent à la fois dans son Black Book (entouré comme témoin potentiel) et ayant voyagé au moins 15 fois sur le jet privé du milliardaire. 
 


 
Voilà une partie des informations qu'il a révélées (en plus de dresser au préalable un portrait élogieux d'un homme qui savait visiblement comment obtenir la loyauté de ses employés en les arrosant de cadeaux). La proximité d'Epstein avec Lang n'étonnera personne. D'ailleurs, on retrouve aussi curieusement le nom de sa fille Caroline dans le Black Book. Lang était aussi ami avec le père de Ghislaine Maxwell, liquidé en 91 par la Mossad.
 
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Des têtes couronnées aux hommes politiques
 
Fidèle à sa promesse de confidentialité, Gabriel (faux nom) ne raconte qu’une partie des relations de son employeur. Il confirme néanmoins à franceinfo avoir vu à plusieurs reprises Jean-Luc Brunel, le fondateur des agences de mannequins Karin Models et MC2 Model Management, cité dans la procédure judiciaire américaine. Selon deux plaignantes, M. Brunel jouait le rôle de rabatteur pour Epstein, amenant aux États-Unis des "jeunes filles" venues de milieux modestes en leur faisant miroiter des jobs dans le mannequinat.
 
Pour le reste ? "J’ai servi des têtes couronnées, des diplomates, des hommes d’affaires et hommes politiques", résume Gabriel. Et de citer en exemple l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, le prince Andrew – qui selon Gabriel aurait séjourné plusieurs nuits avenue Foch en l’absence d’Epstein –, ainsi que le couple Bill et Melinda Gates. On retrouve d’ailleurs la trace du fondateur de Microsoft dans le registre des vols d’Epstein, où il est mentionné qu’il a voyagé seul en mars 2013. Contactée par franceinfo, l’une des porte-paroles de Bill Gates soutient que "toute allusion à une relation d’affaires ou personnelle entre Jeffrey Epstein et Bill et Melinda Gates est totalement fausse".
 
Gabriel affirme également que le chantre de l’ultra-droite américaine Steve Bannon s'est retrouvé dans l'appartement parisien d'Epstein à l’automne 2018. "J’ai même été son chauffeur à Paris", affirme ainsi Gabriel. Contactée à plusieurs reprises, sa porte-parole a répondu que l’ancien conseiller politique de Donald Trump séjournait systématiquement à l’hôtel Bristol lors de ses déplacements à Paris.
 
Jack Lang, une "relation de rencontre"
 
Côté français, l’intendant évoque sans s’y attarder "des ministres en fonction aujourd’hui ou ayant appartenu à des gouvernements passés". Parmi eux figure Jack Lang, ancien ministre socialiste de la Culture et de l'Éducation nationale et actuel président de l’Institut du monde arabe, qui l’a convié en mars dernier aux célébrations des 30 ans de la pyramide du Louvre.
 
Les deux hommes se sont rencontrés il y a plusieurs années lors d’un dîner organisé en l’honneur de Woody Allen au domicile parisien de la princesse de Bourbon des Deux-Siciles. "Epstein était une personne charmante, courtoise et agréable", déclare Jack Lang, qui évoque une "relation de rencontre". "Je me suis rendu une seule fois chez lui avenue Foch pour un déjeuner. C’est vrai qu’il était souvent accompagné de quelques jolies femmes, mais qui n’étaient à l’évidence pas des mineures", déclare l'ancien ministre.
 
Je suis tombé de l’armoire en apprenant toutes ces histoires.
Jack Lang
à franceinfo
 
Si Jack Lang affirme ne pas se souvenir d’une rencontre avec Ghislaine Maxwell, l’ancienne compagne de Jeffrey Epstein accusée par certaines victimes d’avoir pris part aux abus sexuels du financier, il reconnaît avoir bien connu son père. "Robert Maxwell, c’est quelqu’un que tout le monde a rencontré dans les années 1985-1986 lors du maelström autour de la privatisation de TF1, tempère-t-il. Député travailliste, homme de médias… Il avait à l’époque une image excellente."
 
Malgré ces mondanités et les relations d’Epstein avec le Gotha mondial, Gabriel décrit un patron relativement seul qui passait beaucoup de temps sur son ordinateur. Inquiet ces dernières années pour sa sécurité, il avait fait appel à un garde du corps et fait l'acquisition d'une voiture blindée. Au final, "je préfère ma vie à celle qu’il a eu", avoue l’intendant. En 18 ans à son service, il n’a par exemple jamais rencontré le frère de celui-ci, Mark, dont Jeffrey Epstein ne parlait que très rarement. Il pourrait pourtant hériter d’une partie de sa fortune."
 

 

Jeffrey Epstein était-il un pédophile ?
Par Régis de Castelnau

lundi 12 août 2019, par Comité Valmy


Jeffrey Epstein était-il un pédophile ?

Pour n’avoir pas suivi l’affaire Epstein depuis l’arrestation de celui-ci, je n’en savais vraiment pas grand-chose. Simplement qu’il était accusé d’un certain nombre d’infractions à caractère sexuel et qu’il avait fait une tentative de suicide en détention au mois de juillet.

 

J’ai appris avec stupéfaction qu’on l’avait trouvé mort dans sa cellule et que les autorités parlaient de suicide. Juste quelques premières réflexions, si le gars était suicidaire, la surveillance n’a pas dû être bien rigoureuse. Et il se dégage un drôle de fumet de tout cela.

 

Si j’ai bien compris, Epstein était richissime et semblait avoir de gros appétits sexuels qu’il assouvissait avec des mineurs en en faisant profiter ses riches et puissants amis. Le profil d’un gros porc s’est rapidement dessiné et comme pour Harvey Weinstein, la cohorte d’amis s’est instantanément dispersée comme une volée de moineaux.

 

La mort d’Epstein éteint l’action publique, il n’y aura par conséquent pas de procès, donc de grand déballage. Comme par ailleurs, des rumeurs insistantes parlent de réseaux de prostitution, et de personnalités de l’élite oligarchique impliquées, la thèse du suicide a eu tout de suite du plomb dans l’aile. La scénario de l’assassinat pour l’empêcher de parler fait florès et il est difficile d’accuser ceux qui y souscrivent de complotisme.

 

Il y a cependant un problème, dans la mesure où l’on parle partout à propos des « réseaux Epstein » de « réseaux pédophiles des puissants ». Trump, histoire de plomber ses vieux ennemis de la famille Clinton, a été jusqu’à qualifier l’île privée du milliardaire où il paraît que Bill s’est rendu à plusieurs reprises, « d’ile pédophile ».

 

Et l’on voit resurgir comme trop souvent ce qui s’apparente à une « légende urbaine », celle des grands de ce monde qui entretiendraient de vastes réseaux de pédocriminalité pour assouvir leurs pulsions sexuelles sur des enfant prépubères.

 

La pédophilie, épouvantable perversion, existe hélas, et elle est suffisamment répandue y compris au travers de réseaux qu’Internet facilite pour que l’on ne bascule pas dans la fantasmagorie comme cela s’est passé par exemple pour l’affaire d’Outreau.

 

Et il faut être clair, si les informations qui nous sont données concernant les pratiques de Monsieur Epstein et de ses amis sont réelles, il ne s’agit pas de pédophilie. Mais de ce que l’on traite vulgairement « d’amateurs de chair fraîche », de Lolitas, de gamines ou de gamins pubères (n’est-ce pas Frédéric Mitterrand ?), pratiques tout aussi infectes mais qui ne sont pas rattachables à la pédophilie. On donnera un autre exemple, Marc Dutroux était un abominable prédateur sexuel doublé d’un assassin, mais ce n’était pas un pédophile.

 

La pédophilie est un grave trouble du comportement, qui s’exprime par des pulsions et des fantasmes. L’Académie de médecine en donne la définition suivante : « déviation du choix de l’objet sexuel, avec préférence pour des enfants le plus souvent prépubères ou en début de puberté ». Le pédophile sera donc un individu attiré sexuellement ou partiellement par des mineurs prépubères.

 

Le code pénal ne prévoit pas en tant que telle la pédophilie, mais l’englobe, dès lors qu’il y a passage à l’acte, dans les atteintes sexuelles sur mineurs qui sont notamment :

•le viol sur mineur
•l’agression sexuelle sur mineur
•la corruption de mineur
•la diffusion d’images pédopornographiques
•l’atteinte sexuelle (toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de 15 ans, en l’absence de contrainte)
•le fait de faire des propositions sexuelles par un moyen de communication électronique.

Dans le langage courant malheureusement, le terme « pédophilie » est utilisé pour désigner la pédopornographie et les abus sexuels sur mineurs dans leur ensemble, quels que soient l’âge des victimes mineures ou le diagnostic psychiatrique émis sur les personnes commettant ces faits.

 

Il est cependant nécessaire de faire la distinction entre ceux qui sont attirés par les enfants prépubères et ceux qui le sont par les jeunes pubères. Une personne attirée par les enfants peut ne jamais passer à l’acte, mais est quand même cliniquement un pédophile ne relevant pas de la justice pénale. Et une personne poursuivie pour atteinte sexuelle sur mineur post-pubère de 13 ans par exemple (n’est-ce pas Roman Polanski ?), peut ne ressentir aucune attirance envers les enfants. Les deux déviances ne sont absolument pas de même nature.

Ces précisions sont importantes, car les réalités que recouvrent ces mots doivent être distinguées. Et leur traitement par l’information devrait permettre d’éviter les amalgames, les fantasmes, voire les fantasmagories. Qualifier de pédophile un amateur de lolita ne rime à rien et ne peut qu’introduire de la confusion. Et surtout amalgamer ce qui ne doit pas l’être car les traitements psychiatriques et pénaux de ces perversions ne peuvent et ne doivent pas être les mêmes

 

Je ne sais pas si Jeffrey Epstein était coupable de ce dont on l’accusait, mais a priori si les informations que donnent les médias sont fondés, ce n’était pas un pédophile.

 

Régis de Castelnau
11 août 2019

  1.  



31/08/2019
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