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chasse des F-16S turcs par les SU-35 russes

Wed Aug 21, 2019 8:26AM
   
 

 

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Un chasseur SU-35S. ©Sputnik
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Après avoir joué longtemps au chat et à la souris, la Turquie d'Erdogan a enfin décidé de jouer la carte sur table: Alors que les forces du Tigre faisaient marche sur Khan Cheikhoun, Ankara a envoyé un méga convoi militaire lundi vers cette ville stratégique pour y contrer l'armée syrienne et ses alliés. Le convoi était  composé de missiles et de chars entre autre. La surprise des terroristes de Faliq al-Cham qui servaient de bouclier aux militaires turques accompagnant le convoi a été grande quand ils ont vu les Soukhoï syriens et russes larguer des bombes de sommation à quelques mètres de leur convoi, les poussant à stopper net leur marche en avant. En Syrie-nord, la Turquie joue donc désormais le jeu de l'OTAN et ce, au mépris de tous les accords passés avec la Russie. Quelques heures après la frappe qui a aplani le terrain aux forces syriennes au sol de gagner les quartier du nord e Khan Cheikhoun se préparant ainsi à passer à l'étape supérieure ( libération de Maarat al-Numan), Ankara a dénoncé la frappe et a affirmé par la voix de son ministre des A.E. qu'elle n'avait aucun plan pour se retirer de ses postes d'observation en Syrie, ce qui revient à dire qu'elle est déterminée à combattre l'armée syrienne et surtout la Russie.  

L'antirussisme du jeu d'Ankara à Idlib est bien criant : Le nord de Hama et le sud d'Idlib servent depuis trois mois de base arrière à un effort de guerre américano-otanien croissant censé dépouiller la Russie de sa base aérienne à Hmeimim voire de sa base navale à Tartous . L'armée turque intervient donc dans le jeu pour  couper par terroristes interposés toute communication entre le littoral syrien où se trouvent les bases russes et le reste de la Syrie contrôlé par le gouvernement, d'où d'ailleurs cette première frappe russo-syrienne contre le convoi militaire turc près de Khan Cheikhoun. 

Lundi, juste après la frappe contre le convoi turc, deux SU-35 russes ont intercepté des F-16 turcs ayant pénétré dans l’espace aérien syrien pour bombarder les forces du Tigre, alors en plein combat à Khan Cheikhoun. DEBKAfile, site proche des milieux du renseignement israélien, revient d'ailleurs largement sur l'évènement et parle de plusieurs F-16 qui se seraient dirigés vers la base russe à Hmeimim. Dans la foulé, les unités militaires russes ont activé les S-300 et S-400 déployés sur la base mais face à l’entêtement des F-16 turcs, deux Su-35 ont fini par décoller. Ce fut alors que les F-16 de l'aviation turque ont rebroussé le chemin, ce qui ne veut pas dire que le même retrait se reproduirait dans les jours à venir. 

L'incident fait d'ailleurs les choux grands de DEBKAfile qui se référant aux "sources occidentales" affirment que la Turquie est déterminée à se battre pour contrer l'Etat syrien et la Russie à reprendre le contrôle du nord de la Syrie. Boosté par les promesses US, la Turquie d'Erdogan finira -t-elle par commettre l’irréparable en bombardant les troupes syriennes ou encore les bases russes? 

La dernière confrontation aérienne turco-syrienne a eu lieu il y a quatre ans, lorsque, le 25 mars 2015, un chasseur turc de F-16 a abattu un avion de combat russe Su-24M au-dessus du nord de la Syrie. 

Selon Al-Masdar, des avions de combat Su-35 escortaient l'armée de l'air syrienne lors d'attaques contre les positions terroristes à Khan Cheikhoun et ce, pour contrer les menaces de la Turquie. Ainsi la Turquie s'apprêterait à frapper les positions de l'armée syrienne près de Khan Cheikhoun, faute de quoi les postes d'observation de l'armée turque et des groupes terroristes soutenus par Ankara seraient encerclés. De quoi a peur Ankara? Tout comme les Etats-Unis, de la reprise de l'autoroute stratégique M5. Depuis le 19 août, l'armée syrienne a commencé à prendre d'assaut Khan Cheikhoun et à couper l'autoroute M5, qu'utilise la Turquie pour l’envoi des renforts aux terroristes opérant à Idlib. Une autoroute stratégique que l'armée syrienne a réussi en 2018 à ouvrir sur son point de passage avec la Jordanie à Nassib. Cette autoroute que relie le sud au nord est la clé de la reprise des activités commerciales syriennes avec le monde de l'extérieur. Ankara vient de changer encore une fois de camp pour passer dangereusement sous la bannière étoilée 

 



21/08/2019

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