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bipolaire

 

https://www.lexpress.fr/styles/psycho/couple-vivre-avec-un-conjoint-bipolaire_1505542.html?fbclid=IwAR3LA3XdcoB1npUouwAZY8SwAWJ5aMsirCVpG3RA-mveMGyrALkSI-q6_5g

Couple: vivre

 

avec un conjoint bipolaire

Par Estelle Saget,
 
Hélène Gabert et son mari à leur domicile bruxellois.

Hélène Gabert et son mari à leur domicile bruxellois.

 

G.Turnie/Vu pour L'Express

La vie de couple avec un bipolaire? François connaît. Malgré les crises, ce commercial installé à Bruxelles

 

 

 

 

 

 

a réussi à former avec H

 

élène un duo solide et amoureux. Témoignage.

Il règne un joyeux bazar dans la grande pièce à vivre de leur maison d'Uccle, en banlieue de Bruxelles, non loin du lycée français. Les poireaux ramenés le matin même du marché bio par Hélène sont posés, en équilibre précaire, sur des boîtes de médicaments. Près de la télé, des personnages longilignes en papier mâché, oeuvre d'un artiste coté, jettent un regard interrogatif aux flacons de produits ménagers échoués à leurs pieds. Un chantier permanent auquel François (1), l'homme ordonné qui partage depuis dix ans l'existence d'Hélène, ne prête plus attention. "Je l'ai toujours connue bordélique, je l'accepte telle qu'elle est", dit-il. Bordélique, et bipolaire

 

>>>A LIRE: Trouble bipolaire: une maladie à la mode? 

 

Il faut prendre ces mots lâchés avec désinvolture pour ce qu'ils sont, dans la bouche d'un quadragénaire réservé et pudique: une déclaration d'amour. Hélène est entrée dans sa vie comme une tornade, avec son énergie hors du commun, son besoin de se lancer dans mille tâches à la fois, ses nerfs à fleur de peau et... son trouble psychique, diagnostiqué juste avant leur rencontre. Il s'avoue incapable de distinguer, dans la personnalité débordante de sa femme, ce qui relève spécifiquement de la maladie. "Il y a sûrement un côté compulsif dans sa façon de multiplier les activités et d'en laisser bon nombre en plan, analyse-t-il. Mais, après tout, si Hélène a envie de faire du vélo, de la marche nordique et de la musculation dans une même journée, où est le problème?" La maisonnée, qui abrite aussi trois enfants et un chien, vit au rythme des phases caractéristiques de la bipolarité, l'euphorie succédant chez Hélène à l'abattement, et ainsi de suite. Depuis qu'elle prend un "régulateur d'humeur", la lamotrigine, un médicament utilisé à l'origine dans le traitement de l'épilepsie, les hauts sont toutefois devenus moins hauts et les bas, moins bas. 

>>> A LIRE: Bipolaires: qui sont-ils? 

Il a appris à ne pas répliquer, sous peine de surenchère immédiate

Hélène se range dans la catégorie enviable des patients "stabilisés", même si la maladie, chronique, ne se fait jamais totalement oublier. Celle-ci se manifeste par de brusques surtensions dans le couple, occasions pour François de s'entendre dire ses quatre vérités. "Je peux prononcer des paroles blessantes quand j'ai le sentiment de ne pas être comprise ni soutenue, reconnaît Hélène avec la franchise qui donne la force à son témoignage publié en 2013, avec une autre bipolaire (2). J'ai déjà traité François de faible, de lâche, même de minable." L'expérience aidant, il a appris à ne pas répliquer, sous peine de surenchère immédiate. "Je mentirais si je disais que ses flèches ne m'atteignent pas, mais je ne peux pas m'en plaindre, j'apprécie les gens cash, qui disent ce qu'ils pensent et n'hésitent pas à s'asseoir sur les convenances", confie cet homme soigneux dont le pantalon de bonne coupe cache de très inconvenantes chaussettes fluo. Il sait aussi, en cas d'orage annoncé, s'isoler dans son bureau à l'étage, d'où il prospecte le marché européen pour un fabricant américain de logiciels. "Je préfère que notre relation de couple soit intense plutôt qu'ennuyeuse", tranche-t-il. Avec Hélène et son moral en montagnes russes, François est servi. 

>>> TEST. Trouble bipolaire: êtes-vous concerné? 

Elle a 31 ans et lui, 36, le jour où ils se choisissent. L'un et l'autre sont commerciaux dans le sud de la France, dans le domaine très concurrentiel des nouvelles technologies, et les sociétés pour lesquelles ils travaillent sont partenaires. François a croisé Hélène lors d'un séminaire, dans un ClubMed en Normandie. Il a immédiatement remarqué cette fonceuse qui, ligne parfaite dans sa robe rouge, attire les regards. Pendant le séjour, il a observé à la dérobée ses traits fins, encadrés de longs cheveux lisses, qui se crispent à la moindre contrariété. "Tu n'es pas compliquée, toi, comme fille !" l'a-t-il taquinée en l'entendant commander au bar un "déca, mais allongé" - le café étant interdit à cette survoltée de nature. Quelques mois plus tard, quand leurs employeurs les expédient ensemble à Nice pour un rendez-vous de clientèle, il profite du trajet en voiture pour lui avouer ses sentiments. 

Hélène n'a rien oublié de sa réaction, qu'elle raconte de son débit précipité, comme dicté par une urgence mystérieuse. "J'étais désabusée quant aux relations amoureuses, je sortais d'une rupture, une de plus... Comme pour beaucoup de bipolaires, ma vie sentimentale était chaotique, avec des revirements incessants. Un jour, j'étais transportée, c'était: "Je t'aime!" Le lendemain, la douche froide: "Mais qu'est-ce que je fais avec un type comme toi?". Lorsque je me suis retrouvée avec François dans la voiture, ça s'est passé différemment. Tout en conduisant, il a eu ce geste rassurant: il a saisi ma main posée sur l'accoudoir et l'a gardée serrée un long moment. J'ai senti, à côté de moi, quelqu'un de solide." Neuf mois après, le couple achète une maison près d'Aix-en-Provence. Trois de plus, ils sont mariés. L'année suivante, elle attend leur premier enfant. "J'étais dans une période d'hypomanie, celle où je prends très vite, à l'instinct, des décisions qui m'engagent sur le long terme, souligne Hélène. Parfois, je me demande quel aurait été le destin de notre couple si je m'étais trouvée dans une période dépressive, à hésiter au moindre choix, même le plus anodin." 

Leur couple, en tout cas, surmonte l'épreuve ultime, le déménagement à Bruxelles. A l'automne 2010, la famille s'y installe pour les besoins professionnels de François. Hélène renonce à sa carrière de commerciale, elle qui considère comme une revanche d'avoir réussi, avec un BTS pour tout diplôme, à décrocher d'importantes responsabilités. 

Après son bac, ignorante de son trouble psychique, elle avait échoué aux concours des grandes écoles de commerce, incapable de supporter la pression des classes prépas. Isolée dans cette ville où elle ne connaît personne, Hélène se retrouve à la maison, avec un mari absent voyageant sans cesse pour ses affaires. Surtout, elle ne prend plus de lithium, caressant l'espoir secret de n'être pas vraiment malade. La spirale descendante s'enclenche, l'entraînant dans une dépression toujours plus profonde. 

La thérapie lui a enseigné l'indulgence vis-à-vis d'elle-même

Dans sa tête, Hélène élabore alors un plan radical, de ceux qu'on imagine en situation désespérée. Elle va trouver un emploi, n'importe lequel, se proposer comme gardienne dans l'une des riches propriétés du voisinage, prendre ses enfants sous le bras et quitter son mari, cause de tous ses malheurs. "J'espère que tu as un bon avocat", balancet-elle à François à titre d'avertissement, une phrase qu'elle sait assassine pour cet ancien divorcé. Bientôt, elle doit se rendre à l'évidence: la maladie a repris le dessus. Dès la première consultation, celle qui deviendra sa nouvelle psychiatre lui glisse, en guise de rappel: "On ne guérit pas d'un trouble bipolaire." 

Aujourd'hui, Hélène se dit changée, et pas seulement sous l'effet des médicaments. Sa thérapie cognitive et comportementale lui a appris l'indulgence vis-à-vis d'elle-même. "Auparavant, je me voulais parfaite, au point de chercher à tout contrôler, par peur de déplaire ou de ne pas être aimée, confie-t-elle. J'ai lâché prise." La peur de ne pas être aimé n'est pas un sentiment réservé aux bipolaires. Dans le couple d'Hélène et François, celui qui dit parfois à l'autre: "Si tu me quittes, je meurs", ce n'est pas elle, c'est lui, l'imperturbable. 

(1) Le prénom a été changé. 

(2) J'ai choisi la vie. Etre bipolaire et s'en sortir, par Marie Alvery et Hélène Gabert (Payot). 

 

 

 

 

Le trouble bipolaire -ou syndrome maniaco-depressif- une maladie répandue et énigmatique

 

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BEImages/MAXPPP

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Difficile de « faire » avant d’ « être »

W., publié le , mis à jour à

 

 

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Difficile de « faire un métier » avant d’ « être qui on est ».

 

Agir

Lorsque l’on a un trouble psychique, ou une hypersensibilité difficile à gérer on a bien du mal à donner un sens à sa vie, à savoir quoi faire de sa vie, à trouver sa place dans la société.

Différentes structures et programmes d’insertion ou de réinsertion nous invitent à nous soigner, calmer nos émotions, nos états d’âme pour nous contraindre à un travail sans trop de stress, de responsabilités afin de nous stabiliser et rentrer dans la norme. Dans ce schéma là, ce sont bien les personnes qui doivent se soigner et non le système en question.

Comme je l’ai déjà écrit, je pense que la société de consommation et tous ce qu’elle engendre a une grand part de responsabilité dans les difficultés que vivent les hypersensibles. Cette pression omniprésente à avoir le plus beau corps possible, à avoir les mêmes produits que les autres, à faire les mêmes choix que les autres, à avoir des choses, à faire des activités, à avoir, à faire, à avoir etc. est très compliqué à gérer quand on galère juste à être soi-même! Pour moi et beaucoup d’autres personnes, se construire une identité par rapport à un statut social, familial, par rapport à ce que l’on possède, c’est pas possible. Notre hypersensibilité entre en conflit avec cette norme.

Consommer, avoir toujours plus, faire toujours plus, se définir par ce que l’on fait ou ce que l’on a, être en compétition avec les autres, tout cela nous paraît normal : c’est la norme.

Etre fatigué, exprimer ses fragilités, faire part de ses doutes, être sincère (retirer le masque), tout cela en société ne se dit pas ou ne se fait pas car ce n’est pas normal, on doit se montrer fort, performant, séduisant, compétitif.

Les personnes hypersensibles se sentent donc souvent en décalage avec cette norme. Et ont bien du mal à agir et trouver leur place. Il existe bien des micro-environnements bienveillants qui privilégient le « être » à l' »avoir » mais ils sont rares.

Là et un grand problème des hypersensibles, on a besoin de « faire » pour être ancré dans la matière, mais si nos actions ne font pas sens avec nos valeurs et nos croyances, ce besoin n’est pas satisfait et le mal-être est vite arrivé avec l’isolement associé.

Agir

J’ai longtemps cherché ce que je voulais / pouvais « faire ». De ce que j’ai vu du monde du travail, il m’en reste un souvenir hostile. Tant que j’ai voulu m’efforcer à le réinsérer, je suis toujours retombé malade psychiquement. Jusqu’au jour où je n’ai plus eu le choix… J’ai décidé à « être » plus moi même avant de trouver quel « faire » qui ait du sens avec qui je suis. J’ai travaillé en moi et non plus hors de moi. J’ai eu la chance de pouvoir le faire. Grâce à ma famille et à la sécurité sociale Française.

J’ai trente ans, et aujourd’hui seulement je peux agir. Pour moi et pour les autres.

Je travaille à développer l’Association des HyperSensibles, ça a du sens pour moi, et donc m’apporte une stabilité jusqu’ici méconnue. Cette stabilité me permet de mieux agir, c’est un cercle vertueux. En à peine un an l’association c’est tant développée qu’elle à aujourd’hui besoin d’un ou une coordinatrice bénévole pour structurer tout ça!

Je pense que les hypersensibles (20% de la population selon certains auteurs) sont des personnes qui ont besoin de sens dans leur vie, dans ce qu’ils font. Si en quelques mois 250 personnes ont approché notre récente association, ne serait-ce pas un signe que notre système en place, en manque de ce « sens »?



20/08/2019

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